Abdominoplastie à Paris

POINTS CLÉS DE L’INTERVENTION

  • Tummy tuck
  • Re-tension absolue du ventre
  • Re-définition de la silhouette après grossesse ou amaigrissement
  • Traitement combiné des problèmes de d’excès de peau + graisse + d’écartement des muscles
abdominoplastie avant apres chirurgie esthetique paris chirurgien plasticien esthetique paris docteur anne louise boulart paris

La plastie abdominale, également appelé abdominoplastie ou dermolipectomie abdominale ou lifting du ventre, est l’intervention qui corrige les problèmes liés aux séquelles de la grossesse et d’amaigrissement important. Elle permet de remodeler la partie inférieure du ventre en traitant 3 problèmes :

  • Cutané: Toutes les lésions de la peau : perte de tonicité et d’élasticité, vergetures importantes, distension cutanée et cicatrices.
  • Graisseux : en enlevant l’excès de peau, on va retirer également la couche graisseuse sous-jacente. On va alors retirer l’ensemble de la graisse sous cutanée du fuseau d’exérèse. Dans le même temps, on réalise souvent un geste de lipoaspiration sur les zones périphériques (si nécessaire) mais aussi pour redessiner les reliefs musculaires (au niveau des contours des muscles abdominaux)
  • Musculaire: on va renforcer la sangle musculaire qui a été distendue (c’est ce qu’on appelle un diastasis) et qui ne joue plus parfaitement son rôle de contenir les viscères, car les muscles abdominaux sont écartés de part et d’autre de la ligne médiane. 

Lorsque l’excès cutanéo-graisseux est plutôt haut situé (au-dessus du nombril), la plastie classique inférieure n’est pas forcément la meilleure des options, il est alors possible de réaliser une « plastie abdominale supérieure ».

A qui s’adresse la plastie abdominale ?

La plastie abdominale s’adresse donc à toutes les femmes qui ne se reconnaissent pas ou plus dans leur ventre et qui souhaitent l’améliorer, et est donc indiquée dès qu’une de ces trois structures est lésée après un amaigrissement important ou des grossesses successives.

Il n’existe pas d’âge limite pour réaliser cette intervention tant que l’état médical le permet !

LA TECHNIQUE CHIRURGICALE : quelle technique pour quel patient ?

La procédure s’est considérablement améliorée au cours des dernières décennies ; pour passer d’une technique classique d’excision « grossière » de l’excédent cutanéo-graisseux à des techniques raffinées où l’on s’attache à positionner les cicatrices de façon qu’elles soient quasi invisibles avec le temps mais aussi à sculpter les contours et redessiner les reliefs musculaires.

Il existe aujourd’hui plusieurs types de plastie abdominale dont l’indication chirurgicale dépend de chaque patient et de ses attentes :

  • La plastie abdominale classique avec transposition de l’ombilicou « complète » ou « inférieure ») est la technique la plus courante. Elle s’adresse aux patients avec un tablier mais également à tous ceux présentant au minimum un relâchement cutané des deux tiers inférieurs de l’abdomen, c’est-à-dire qu’il existe un relâchement cutané global de l’abdomen qui se majore en position assise ou penchée en avant.
    • Cette technique implique de réaliser une incision qui part d’une crête iliaque à l’autre en passant par le haut du pubis. Cette cicatrice est longue mais nécessaire pour absorber correctement tout l’excès cutané potentiel et surtout peut être extrêmement discrète voire invisible après 2 ans si elle a été réalisée correctement lors de l’intervention (n’hésitez pas à demander de voir les avant -après pour s’assurer du soin apporté aux sutures…).
    • Après avoir incisé, on va réaliser un grand décollement juste au-dessus du plan musculaire en profondeur et jusqu’à l’extrémité inférieure du sternum en hauteur, après avoir isolé l’ombilic. Ensuite on réalise le geste de cure de diastasis (lorsque cela est nécessaire) qui consiste à suturer entre eux les muscles abdominaux pour les rapprocher, puis un geste de haute tension qui consiste à solidariser à plusieurs endroits les tissus sous cutanés en surface et l’aponévrose musculaire en profondeur pour répartir la tension sur l’ensemble de l’abdomen, enfin après avoir pliée la table d’opération et pour permettre de tirer au maximum, on retire l’excès de peau et de graisse. La peau restante est redrapée et sculptée à l’aide d’un geste très superficiel de lipoaspiration pour recréer les reliefs musculaires, on termine l’intervention par une suture appliquée et la transposition de l’ombilic dans sa position naturelle.
  • La mini-plastie abdominale : Elle consiste à réaliser une incision un peu plus courte que la précédente et à décoller seulement la zone sous ombilicale. Elle ne permettra pas de traiter un diastasis, ni de solliciter autant de tissus que la plastie abdominale classique et d’obtenir le même effet de re-tension. Les indications sont à mon sens assez limitées pour cette raison et se limitent au tout petit bourrelet sus pubien ou aux anciennes cicatrices de césarienne disgracieuses. Choisir une mini-plastie abdominale car cela parait moins invasif n’est pas forcément un bon calcul car les restrictions post opératoires (le positionnement très courbé entre autres, mais aussi drains, vêtements de compression et délai de reprise du sport) sont à peu près les mêmes.
  • La plastie abdominale en « fleur de lys » ou « à cicatrice verticale »: Elle s’adresse aux patients qui ont subi une perte de poids massive et qui présentent un excès cutanéo-graisseux, à la fois horizontal (donc classique) mais aussi vertical. Elle nécessite donc de réaliser une incision supplémentaire verticale pour permettre un remodelage optimal
  • La plastie abdominale supérieure ou « inversée» est une technique moins connue qui permet de prendre en charge un excédent cutané haut situé dans la région abdominale en effectuant une remise en tension vers le haut, contrairement à la technique classique. Elle ne traitera donc pas la partie sous ombilicale. La cicatrice est discrète car cachée dans le sillon sous mammaire, il n’y a pas de cicatrice autour du nombril non plus.
  • La plastie abdominale bipolaire est la technique qui permet de prendre en charge des petits excès cutanés sous et sus ombilical et combine donc une mini plastie abdominale et une plastie inversée. Elle s’adresse aux patientes dits « esthétiques » avec un relâchement cutané mineur mais désireuses de retrouver la tension abdominale « de leur jeunesse » 

Cette chirurgie permet donc d’améliorer considérablement l’apparence du ventre et d’aider les femmes à retrouver leur confiance en elles.

techniques abdominoplastie avant apres chirurgie esthetique paris chirurgien plasticien esthetique paris docteur anne louise boulart paris

RISQUES ET COMPLICATIONS

  • Hématome : il s’agit d’une collection de sang qui se crée après la fermeture de la peau et qui nécessitera d’être évacuée au bloc. Il se traduit par un ventre qui devient douloureux et qui augmente de volume dans les heures qui suivent l’intervention, et éventuellement des drains qui se remplissent de façon anormalement rapide.
  • Sérome : Il s’agit d’une collection de lymphe qui se crée dans les jours/ semaines qui suivent l’intervention. Il est dû à la section des vaisseaux lymphatiques lors du décollement, il peut être prévenu par la technique du capitonnage sous ombilical qui permet de limiter les espaces morts du décollement qui ne demandent qu’à se remplir.
  • Infection : ce risque est inhérent à n’importe quelle intervention chirurgicale, il se traduit par de la fièvre, des frissons, des rougeurs et des douleurs au niveau du ventre dans les jours qui suivent l’intervention. Le traitement est généralement médical et fait appel aux antibiotiques mais peut nécessiter un drainage au bloc.
  • Risque thrombo-embolique (phlébite, embolie pulmonaire) : La paroi abdominale va être resserrée et peut entrainer une gêne au retour veineux, il est donc capital de marcher autant que possible dès le premier jour et bien respecter les consignes données par votre chirurgien (port de bas de contention, prise d’anticoagulant…)
  • Nécrose cutanée abdominale basse ou péri-cicatricielle : heureusement rare, elle est due à une tension inadaptée sur les sutures sur une peau qui n’a pas eu le temps de s’accommoder aux nouvelles contraintes imposées par la chirurgie : elle est prévenue par le geste de haute tension au bloc mais aussi par un positionnement adapté en post opératoire.
  • Complications anesthésiques : elles sont heureusement rares, il peut s’agir d’intubation difficile, réaction allergique, inhalation de liquide gastrique
  • Cicatrisation anormale : elle se traduit par une cicatrisation boursouflée très en relief qui peut évoluer au pire vers la chéloïde, il est important de signaler à votre chirurgien si vous avez des cicatrices de ce type-là lors des consultations préopératoires. Un élargissement secondaire de la cicatrice peut nécessiter une reprise de celle-ci.
  • Perte de sensation, elle peut être transitoire et concerne surtout la peau comprise entre la cicatrice horizontale et l’ombilic.

Il est important de comprendre que tous les risques et complications associées à cette intervention peuvent être anticipés mais pas toujours évités, même dans un environnement absolument sécuritaire. Si vous avez des préoccupations sur ce point, n’hésitez pas à en discuter avec votre médecin.

EN PRATIQUE, LES ETAPES D’UNE CHIRURGIE DE PLASTIE ABDOMINALE

AVANT LA CHIRURGIE

 

Comment se déroule une consultation en vue d’une plastie abdominale ?

Vous serez amené à voir votre chirurgien en consultation (au moins 2 fois) pour planifier le projet thérapeutique après l’analyse des différentes structures concernées :

  • La peau : évaluer sa laxité, ses cassures, sa tendance à pigmenter, des cicatrices anciennes…
  • La graisse : sous cutanée (abdominale, sus pubienne, lombaire) mais aussi intra-abdominale
  • Les muscles : évaluer l’importance du diastasis et de la perte des contours musculaires.

Mais aussi rechercher la présence d’éventuelles hernies et évaluer le reste de votre silhouette pour vous proposer une stratégie avec une cohérence globale.

Au cours de la première consultation, votre chirurgien vous demandera également des informations concernant votre état de santé (antécédents médico-chirurgicaux et gynécologiques, allergies, prise de traitement, mais aussi sur la stabilité de votre poids) et vous expliquera les suites opératoires mais aussi les risques et les complications potentielles associées à cette intervention.

Il est donc capital de mettre en balance les arguments pour et contre pour prendre une décision éclairée en accord avec vos objectifs esthétiques et votre situation personnelle en générale.

Il vous prescrira une prise de sang et le cas échéant un scanner thoraco-abdominal selon l’état de la paroi musculaire.

 

Consignes pré-opératoires :

Les précautions préopératoires concernent principalement

  • L’arrêt du tabac qui impacte considérablement la qualité de la cicatrisation et qui majore le risque de complications
  • L’arrêt de certains médicaments qui peuvent augmenter le risque hémorragique pendant l’intervention. (aspirine, anticoagulants, anti-inflammatoires…)

 

PENDANT LA CHIRURGIE

Juste avant l’intervention, des dessins sont réalisés en position debout pour prendre les repères des incisions et des zones de lipoaspiration. L’intervention est réalisée sous anesthésie générale.

Elle peut durer de 2h30 à 4h selon les gestes accessoires à effectuer : cure de diastasis, lipoaspiration… Une fois l’acte terminé, des sutures de fils résorbables sont appliquées pour refermer les incisions puis j’ai l’habitude de mettre en place un pansement particulier (Strips sur cicatrices, recouverts de Tegaderm) assez apprécié des patientes, qui a l’avantage de leur permettre de prendre des douches se préoccuper des cicatrices (pas de soins locaux nécessaires pendant 3 semaines, la plaie est propre puisque le pansement a été posé en conditions stérile au bloc opératoire.

Une sonde urinaire vous sera posée pendant l’anesthésie et sera retirée le lendemain pour faciliter la gestion des mictions la première nuit et vous éviter de vous lever. Vous resterez une nuit à la clinique après l’intervention.

 

APRES LA CHIRURGIE

La patiente est surveillée en salle de réveil jusqu’à ce que les effets de l’anesthésie aient complètement disparus et elle rentre généralement à domicile le soir même.

Il est primordial que vous suiviez les recommandations post-opératoires de votre chirurgien pour favoriser une guérison rapide et minimiser le risque de complications.

 

Le positionnement post opératoire :

Il s’agit de la consigne la plus importante à respecter en post opératoire, je prends mon temps pendant les consultations pré-opératoires et à nouveau juste après l’intervention pour expliquer comment vous allez devoir vivre pendant les 8 jours suivant.

Lors de l’intervention, nous allons retirer l’intégralité de la zone abdominale sous ombilicale : pour garantir une bonne tension du ventre en post opératoire mais aussi une cicatrice très bas située sur le pubis, il y aura une perte de substance très importante qui nécessitera une adaptation de la peau abdominale résiduelle pendant les premiers jours. Cette adaptation ne peut se faire qu’au prix d’un positionnement très courbé (au minimum 60 degrés la première semaine). Vous devrez donc dormir et marcher avec cette inclinaison. Il est donc préférable de préparer votre quotidien juste avant l’intervention pour que cette période ne soit pas trop difficile : courses et préparation des repas, prévoir de dormir au rez de chaussée si votre chambre est à l’étage, placer une valise rigide sous le matelas au niveau des pieds pour le surélever et beaucoup de coussins pour surélever la tête…

Ces précautions permettent entre autres de prévenir le risque de souffrance cutanée voire nécrose de la portion sous ombilicale.

 

Recommandations post opératoires : 

  • Repos et activité physique : Vous venez de comprendre l’importance du positionnement très courbé la première semaine, il est inutile de préciser que toutes les tâches ménagères ou activité physique sont proscrites pendant cette période. Il est en revanche indispensable que vous marchiez pour effectuer les déplacements minimums à l’intérieur de votre domicile pour limiter le risque thrombo-embolique. A l’issue de la première semaine, vous pourrez vous relever progressivement. Chaque femme est différente face à la douleur et à l’énergie, certaines arrivent à reprendre une activité professionnelle au bout de 2 semaines, d’autres au bout de 4 semaines, cela dépend également bien sûr de la nature du travail… En ce qui concerne le sport, il est proscrit totalement pendant 6 semaines, au-delà de cette période, votre chirurgien vous expliquera au cas par cas quels exercices vous pouvez faire.
  • Contention : Le port de la gaine est indispensable pendant le 1er mois, il m’arrive de ne pas la faire porter les deux premiers jours pour vérifier la coloration de la peau et l’absence de souffrance de celle-ci. La gaine, si elle n’est pas parfaitement ajustée peut provoquer des petites zones de souffrance cutanée. Veillez bien à ne pas laisser de plis sur celle-ci. La gaine a plusieurs avantages, elle permet de diminuer l’œdème post opératoire, protéger les sutures profondes, favoriser une rétraction cutanée plus rapide des zones aspirées et améliorer le confort global.
  • Médicaments : Le chirurgien vous prescrit des antidouleurs de pallier 2 pour soulager les douleurs éventuelles qui sont classiquement modérées les 2 premières semaines. Les patientes me rapportent un inconfort plus important au niveau lombaire du fait du positionnement, qu’à cause de la suture musculaire qui est pourtant réputée plus douloureuse. Par ailleurs, on vous prescrira également des anticoagulants pour prévenir du risque thrombo-embolique les 10 premiers jours. Une ordonnance d’antibiotiques peut vous être remise de façon préventive.
  • Alimentation et hydratation : il est important de vous hydrater et de boire des quantités importantes d’eau après une intervention, mais également d’éviter tout ce qui entraine un réchauffement du corps (entre autres tout ce qui est « pro inflammatoire » car cela peut favoriser d’éventuelles infections) : bains, hammam sauna, viandes rouges, sucre, alcool, aliments épicés.

Cicatrisation : Grâce aux pansements que j’applique au bloc opératoire et que vous devez garder les 3 premières semaines, vous n’avez pas besoin de réaliser des soins locaux des cicatrices pendant cette période, puisqu’on retirera ces pansements en consultation ensemble, en attendant vous pouvez prendre votre douche avec et ne pas vous préoccuper de la cicatrisation, vous devez rester vigilant à l’apparition d’une rougeur autour des strips ou éventuellement d’un écoulement et me le signaler pour orienter la prise en charge rapidement. Lors du retrait des pansements, votre chirurgien pourra vous prescrire des crèmes cicatrisantes. Dans tous les cas, évitez l’exposition au soleil directe pendant 1 an, le risque est l’évolution vers une cicatrice hyper pigmentée et privilégiez les crèmes cicatrisantes avec indice de protection solaire.

COUT ET PRISE EN CHARGE

Le prix d’une plastie abdominale varie selon plusieurs paramètres (plateau technique, honoraires des anesthésistes, complexité particulière de l’intervention : geste important de lipoaspiration associée éventuelle…) et se situe dans une fourchette entre 5500 et 6500e. Ce montant comprend les frais de clinique, les honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste.

S’il existe un tablier abdominal recouvrant plus ou moins totalement le pubis, il est possible d’obtenir une prise en charge des frais de clinique par la sécurité sociale, du fait des risques médicaux liés à celui-ci (douleurs dorso-lombaires macérations sous le tablier…). Cette prise en charge se fait après une demande d’entente préalable que vous aura établi votre chirurgien lors de la consultation.

Par ailleurs, si la sécurité sociale ne prend pas en charge cette intervention, certaines mutuelles proposent des forfaits esthétiques qui prennent en charge partiellement cette chirurgie.

ABDOMINOPLASTIE ET GROSSESSE

Est-ce qu’il vaut mieux avoir fait tous ses enfants avant d’envisager une abdominoplastie ?

Il s’agit d’une question fréquente des patientes : la réponse n’est pas évidente et dépend surtout du niveau de gêne que vous ressentez à l’égard de votre ventre. Disons que si la gêne est modérée, et que vous attendez de l’intervention un résultat définitif et très retendu, dans ces cas-là, il vaut mieux patienter la fin des grossesses et des variations de poids en général ! En effet, le résultat de l’abdominoplastie peut être, (mais pas de façon systématique) perturbé par la grossesse aussi bien à cause de variations pondérales importantes, mais aussi à cause de la distension des muscles abdominaux.

De mon point de vue, il est préférable de prendre soin de soi au moment où l’on ne va pas bien, plutôt qu’attendre la fin d’une hypothétique période qui peut être très longue, surtout si la souffrance liée à cette condition est difficile à gérer au quotidien aussi bien pour l’habillement, que dans l’intimité et dans toutes les situations sociales dénudées partiellement. Ne pas se sentir bien dans son corps est déterminant dans le mal-être psychologique, empêche de fonctionner correctement et peut conduire à des états de tristesse et d’évitement. A l’inverse s’autoriser une intervention de ce type, c’est aller vers un bien être globale physique et psychique qui participe au bonheur et à l’épanouissement aussi bien personnel que professionnel…

abdominal etching abdominoplastie avant apres chirurgie esthetique paris chirurgien plasticien esthetique paris docteur anne louise boulart paris

SUIS-JE UNE BONNE CANDIDATE POUR UNE PLASTIE ABDOMINALE

Une plastie abdominale réussie repose sur la sélection correcte des indications, en effet le premier critère est un poids relativement stable avec un IMC inférieur à 30 pour limiter le risque de complications post opératoires et avoir un résultat esthétique satisfaisant. Il est toujours possible de traiter un tablier abdominal néanmoins, une rondeur marquée de l’ensemble du ventre dans un contexte de surpoids peut traduire une surcharge graisseuse péri viscérale qui n’est pas accessible à la chirurgie, seul un régime permet de faire fondre cette graisse intra abdominale. Au-delà du niveau de risque non négligeable, le résultat esthétique sera donc moyen si on opère les patients présentant cette graisse en préopératoire.

Dans tous les autres cas, il sera toujours possible d’améliorer drastiquement l’aspect d’un ventre abimé par l’intermédiaire des différentes techniques qui ont été décrites précédemment. Il est également indispensable d’arrêter le tabac au moins un mois avant l’intervention.

COMBIEN DE TEMPS DURE LA RECUPERATION APRES L’ABDOMINOPLASTIE ?

La période récupération varie en fonction de chacune mais surtout en fonction de l’étendue de la procédure, il faut généralement 2 à 4 semaines pour se rétablir totalement. Le repos est total la première semaine avec une position très courbée pour ne pas entrainer de tension excessive sur les sutures, les jours qui suivent vont servir à reprendre un positionnement plus physiologique et une reprise des activités quotidiennes tranquille.

C’est pourquoi il me parait difficile de reprendre le travail avant une période minimale de 2 semaines. Si votre travail implique une activité physique ou des efforts importants, il est fort probable que vous nécessitiez un peu plus de temps pour récupérer complètement et envisager une reprise sereine.

QUAND PEUT-ON AVOIR UNE IDEE DU RESULTAT FINAL ?

Le résultat est généralement visible de façon définitive 3 à 6 mois après l’intervention, cela dépend de l’importance de l’œdème qui mettra un temps variable pour s’éliminer. En dehors de variations pondérales importantes ou de grossesses ultérieures, le résultat reste stable dans le temps. Les cicatrices s’estompent pour devenir quasiment invisibles à 2 ans, si cela n’est pas le cas, n’hésitez pas à aller voir votre chirurgien pour qu’il effectue une retouche.

Y AURA-T-IL DES CICATRICES VISIBLES APRES UNE PLASTIE ABDOMINALE ?

La longueur de la cicatrice est conditionnée par l’importance du relâchement cutané, plus il est important, plus il sera nécessaire d’étendre très latéralement les cicatrices pour prévenir la survenue « d’oreilles latérales cutanées » disgracieuses.

Les cicatrices de la plastie abdominale classique peuvent donc être assez étendues mais la qualité de la suture apportée par le chirurgien peut faire toute la différence et faire en sorte que vous aurez des cicatrices fines, très discrètes voir à peine perceptibles après quelques années. N’hésitez pas à regarder les avant-après de votre chirurgien pour vous assurer du soin qu’il apporte à la fermeture des incisions. Dans tous les cas, en dehors d’une éventuelle cicatrice autour de l’ombilic, qu’il s’agisse d’une plastie inférieure (classique ou mini plastie abdo) ou supérieure, elles seront toujours camouflées dans les sous-vêtements.

(Hormis la plastie en fleur de lys pour prendre en charge les relâchements cutanés massifs, pour les raisons expliquées plus haut…)

Les cicatrices sont classiquement rouges à partir du deuxième mois, elles peuvent également être un peu plus épaisses, cela correspond à la phase inflammatoire de la cicatrisation qui s’étend jusqu’au 6-9eme mois. Si ces phénomènes persistent au-delà d’un an, cela n’est pas normal : la cicatrice doit être blanche et fine à compter de ce délai.

ALTERNATIVE à l’ABDOMINOPLASTIE ?

La question est couramment posée par les patientes qui craignent cette intervention par sa lourdeur et ses cicatrices. Pourtant, il s’agit bien de la seule intervention capable de traiter les 3 problèmes (cutané- graisseux et musculaire) qui sont souvent associés après une grossesse. En cas de problème graisseux prédominant, la lipoaspiration permettra de traiter une surcharge graisseuse, l’effet « habillé » sera radical et satisfaisant, mais la lipoaspiration aura de grandes chances d’altérer l’aspect cutané et de majorer le fripé, l’aspect « nu » sera donc pire. En cas de très léger relâchement cutané, l’alternative à la plastie abdominale, pourra être le Rénuvion couplé à la lipoaspiration, le Renuvion permettra d’obtenir une re-tension modérée de la peau aspirée, mais en cas de relâchement plus important, l’effet sera médiocre et décevant.

Je ne parle même pas de la Cryolipolyse qui permettra de faire fondre au maximum 30% de la graisse prise dans sa ventouse aspirative, à choisir, il vaudra toujours mieux prendre l’option de la lipoaspiration.

Pour conclure, oui la lipoaspiration est plus lourde, car la chirurgie est plus longue, les suites plus difficiles (en particulier à cause du positionnement à respecter) et à cause de la cicatrice (mais qui peut devenir quasiment invisible avec le temps si la suture est de bonne qualité), il n’en reste pas moins que c’est la seule intervention qui permet de retrouver un ventre plat, bien tendu et sculpté en même temps. Le jeu en vaut la chandelle et je ne connais aucune patiente qui regrette avoir fait cette intervention.

PERDRE son TABLIER ABDOMINAL SANS CHIRURGIE ?

Cela n’est pas possible !

A partir du moment où vous avez ce qu’on appelle un tablier abdominal, votre corps vous montre qu’il a probablement déjà mis toutes les ressources en œuvre pour rétracter la peau en excédent. Le tablier est composé d’une certaine part graisseuse, mais est avant tout un problème de relâchement cutané. La peau a en effet des capacités de distension quasi infinie (cf très grands obèses) mais malheureusement cela ne fonctionne que dans un sens et ses capacités de rétraction sont en revanche très médiocre. Il n’est pas possible d’obtenir une rétraction naturelle au-delà d’un certain stade et après un certain temps (par exemple après un an d’un accouchement), la seule façon de le prendre en charge est donc en coupant l’excès de peau, et cela ne peut passer que par une grande cicatrice au décours d’une plastie abdominale.

POMMADE POUR RETENDRE LE VENTRE ?

Je préfère être franche pour vous éviter de dépenser inutilement votre argent : Malheureusement la nature est injuste, certaines femmes après plusieurs grossesses vont récupérer le ventre de leur adolescence, en ne faisant ni sport, si application de crèmes régulières. D’autres, malgré tous les efforts qu’elles feront, elles auront leur ventre très abimé après seulement une grossesse.

Cette injustice tient au fait que la teneur en élastine et en collagène qui assurent la solidité du derme, varie selon les individus. Il n’est malheureusement pas possible d’agir sur cette constitution, et dans tous les cas, la barrière cutanée est tellement hermétique, qu’aucun un des composants de ces crèmes ne pourra passer la membrane basale et agir sur les fibroblastes du derme qui sont responsables de la synthèse de ces molécules structurelles. Vous pourrez donc appliquer toutes les crèmes du monde réputées être « miraculeuses », vous ne pourrez jamais savoir si la re-tension de votre peau a pu être favorisée par la crème en question ou bien s’est faite naturellement avec le temps.

La seule façon de le savoir est de diviser votre ventre en 2 et de n’appliquer la crème que d’un côté pour constater éventuellement une différence entre les 2 côtés, ce qui ne sera jamais fait en pratique.

RETENDRE LA PEAU DU VENTRE AVEC LE SPORT ?

De la même façon, je vous répondrai de ne pas vous épuiser et perdre confiance en vous inutilement avec une activité sportive intensive que vous aurez dans le but de retendre la peau de votre ventre. Cela ne fonctionne pas comme cela, malheureusement. Le sport aura un impact inéluctable sur vos muscles et leur développement. Selon les exercices que vous ferez, il permettra de sculpter votre ventre et d’obtenir de jolies Abdo bien dessinés. (et cela sous réserve que vous n’ayez pas de diastasis, en effet après 6 mois de rééducation du post partum, si vous constatez que votre ventre est toujours rond, cela ne sert à rien de continuer, vous êtes arrivés au bout des capacités de la rééducation).

La peau n’est pas un muscle et ne peut donc être travaillé via une activité sportive. Comme expliqué juste au-dessus, les capacités de rétraction de la peau sont mineures et il n’y a qu’une seule façon de traiter un relâchement important de la peau : l’abdominoplastie.

INTERVENTIONS COMBINEES A LA PLASTIE ABDOMINALE

Chaque patiente est unique, les combinaisons possibles sont nombreuses et doivent être adaptées à ses besoins spécifiques, en voici les principales :

  • Les chirurgies du sein quel qu’elles soient sont classiquement associées à l’abdominoplastie dans le cadre du « Mommy Make Over », qui prend en charge les femmes qui ont subis des changements importants après la grossesse. Il peut s’agir du lipofilling (réinjection dans les seins de la graisse qui a été prélevée au niveau du ventre ou du bas du dos) ou de la mastopexie (seule ou associée au lipofiling) qui consiste à remonter les seins. Ces combinaisons sont classiques et même si elles allongent la durée de l’intervention, peuvent être fait dans des conditions parfaitement sécuritaires. A l’inverse des implants mammaires qui sont toujours un peu plus risqués du fait du risque de saignement, qui peut être majoré par les anticoagulants indispensables à la plastie abdominale.
  • La lipoaspiration : il est classique d’aspirer les amas localisés de graisse en latéro-thoracique ou sur le reste du corps dans le même temps que la plastie abdominale, pour améliorer de façon cohérente l’ensemble de la silhouette.
  • La sphère intime : toujours dans le cadre du mommy make over, on peut améliorer l’aspect du pubis avec un geste de lipoaspiration, des petites lèvres avec une hyménoplastie mais également des grandes lèvres qui peuvent s’atrophier avec le vieillissement avec un lipofilling.

    Posez une question à votre chirurgien sur ce forum public

    0 commentaires

    Soumettre un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    docteur anne louise boulart chirurgie plastique reconstructrice et esthetique de la femme paris

    Cette page a été rédigée par le Docteur Anne-Louise Boulart, spécialiste de la chirurgie plastique reconstructrice et esthétique chez la femme à Paris.

    Qu'avez-vous pensé de cette page ?

    Note moyenne 5 / 5. Nombre de notes : 1

    Pas encore de note, notez en premier !